dimanche 2 janvier 2011

LES SAN BLAS EN PHOTOS – PARTIE II

LE PEUPLE KUNA

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Quel moment unique et privilégié celui où nous pouvons observer de près le mode de vie du peuple Kuna. Ils ne le savent peut-être pas, mais ils nous font tout un cadeau!  

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Un mot sur la femme KUNA

La femme possède un grand pouvoir au sein de la société Kuna. C’est elle qui choisit son futur époux, et c’est au sein de sa famille qu’il vient vivre. La naissance d’une fille est l’objet de grandes festivités, car c’est elle qui assurera la lignée. Aussi, ce sont les femmes qui ont la charge de la gestion des dépenses.

Le costume traditionnel

Les femmes Kunas sont en grande majorité habillées d’une jupe longue, composée d’un morceau d’étoffe roulé autour de leurs hanches, et d’une blouse à manches courtes sur laquelle est cousue la mola. Aussi, de nombreux colliers appelés “canilleras”, formés de petites perles colorées, ornent leurs avant-bras et leurs mollets en guise de coquetterie. Certaines femmes portent un anneau d’or dans le nez, et une ligne noire est parfois appliquée. La femme mariée doit obligatoirement avoir les cheveux courts, qu’elle couvrira d’un foulard de couleur rouge vif comportant de nombreux motifs jaunes. Le costume traditionnel porté par la femme est considéré comme la manifestation la plus prestigieuse de la culture Kuna et est, à ce titre, jalousement préservé.

La plupart des femmes Kunas ont entre 8 et 12 enfants. Lorsque nous jasons avec les gens, ils sont toujours intrigués par le fait que nous n’avons que deux garçons…

Les femmes cousent durant des heures de manière infatigable les superbes molas, qu’elles accumulent soit pour les porter, soit pour les vendre. La confection d’une mola peut prendre plusieurs semaines de travail intensif. Quant aux “canilleras”, ils ne résistent en moyenne que quelques mois, et il faut jusqu’à 5 jours de travail pour les refaire.

La MOLA

Autrefois, ce mot désignait “vêtement au sens général”; aujourd’hui, il s’applique surtout à une partie du costume traditionnel des femmes Kunas, soit le carré d’étoffe cousu sur la blouse.

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La caractéristique principale de la mola est qu’elle est constituée d’un grand nombre d’étoffes de différentes couleurs. Ces dernières sont découpées et cousues selon la méthode de l’appliqué, c’est-à-dire superposées afin d’en former un motif présentant divers coloris. Elle se compose de deux panneaux (l’un porté devant et l’autre au dos). Il est aussi possible de se procurer seulement le carré d’étoffe au lieu de la blouse complète.

Il semble que cette activité ait pour origine les peintures sur le corps que s’appliquaient autrefois les Kunas. Il y a les motifs plus anciens, dits traditionnels, qui sont essentiellement géométriques et composés que de quelques couleurs.

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Aujourd’hui, autant les couleurs et les thèmes sont nombreux et variés représentant la plupart du temps des personnages, des animaux ou des plantes.

 

 

La mola est le résultat d’un travail impressionnant et créatif, et fait la fierté de la femme Kuna.

Chaque rencontre avec les femmes Kunas et leurs molas demeurent une expérience incroyable et unique, un peu comme si nous partagions  leur intimité! À un moment vient le coup de cœur, ce petit quelque chose de spécial qui nous fait tomber en amour avec une mola, un gros WOW!

 

 De belles rencontres…

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Les enfants sont particulièrement chaleureux; ils sont nombreux à nous approcher lorsque nous nous promenons dans les rues. Bien souvent, le langage des signes est considérable, car la majorité des enfants ne parle que Kuna. La plupart du temps, ils veulent tous se faire photographier. À PLAYON CHICO, ils marchaient à mes côtés en me tenant la main.

Ce fût aussi un bel échange lorsque j’ai pu donner des vêtements ne faisant plus à Olivier. Les enfants sont toujours très reconnaissant et leur sourire en dit long! C’est une belle façon de briser les barrières tout comme de leur offrir leur photo imprimée.

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Et Olivier a toujours cette facilité à se faire des amis partout où il passe. C’est impressionnant comment ils réussissent à se comprendre; les sourires, les rires, les vroooom,  n’ont pas de langue!

Ici avec ces nouveaux amis habitant sur l’île Morbedup.

 

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L’une des belles rencontres que nous avons faites dans les SAN BLAS fût celle avec notre ami David, cet homme que nous avons accueilli sur Myriam alors qu’il se trouvait en mer lorsqu’un grain est tombé. Il est arrivé complètement trempé et gelé bien près de l’hypothermie. Après s’être réchauffé à l’aide de couvertures et vêtements secs, soupe et café, il nous a parlé de sa famille. D’ailleurs, le lendemain, il est revenu nous voir pour nous inviter à aller rencontrer ses oncles, tantes, grands-parents dans son village. Malheureusement, les jours de pluie se sont succédés et nous n’avons pas eu l’occasion de retourner le visiter. Ces quelques heures passées en sa compagnie furent appréciées de parts et d’autres.

LES SAN BLAS EN PHOTOS – PARTIE I

 

Située le long de la côte nord-est du PANAMA, dans la mer des Caraïbes, KUNA YALA (La Terre des Kunas) a la particularité d’être la seule province du pays exclusivement habitée par une population autochtone, les Kunas.

Cet archipel est appelé “l’archipel des mulâtres”; il se compose de 350 îles ou îlots, dont seuls 60 sont habités.

Les Kunas constituent probablement le peuple autochtone ayant le mieux préservé son mode de vie et son autonomie de toutes les Amériques. Les Kunas, ayant lutté durement pour préserver leur culture, en sont très fiers. C’est aussi un peuple très souriant et accueillant comme nous n’en avons rarement vu!

Notre expérience “KUNA” commence par la découverte des îles et villages peu visités du Sud-Est des SAN BLAS, car au-delà de cette escale idyllique dans ce paysage “Carte Postale”, l’attrait principal des SAN BLAS est l’extraordinaire présence de la communauté Kuna, qui a su préserver tout au long des siècles une culture unique.

 

LES VILLAGES…

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PINOS (premier village visité)

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ACHUTUPU

Contrairement aux Kunas du continent, qui vivent en familles isolées les unes des autres, ceux des SAN BLAS habitent de petits villages constitués de huttes de bambou généralement construites à même le sol et coiffées d’un toit entièrement constitué de feuilles de palmier.

On dit que la plupart des îles habitées des SAN BLAS sont surpeuplées et qu’il n’est pas rare que certaines soient à un tel point recouvertes de huttes que toute trace de littoral semble avoir disparu. En effet, il n’y a pas d’espace perdu!

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Partout où nous passons, nous avons droit à un accueil renversant! Quel que soit le village visité, les gens nous saluent chaleureusement. Des femmes viennent à nous pour nous offrir leurs molas, toutes plus belles les unes que les autres.

Et si nous sommes curieux de découvrir ces villages et ce peuple, nous suscitons aussi beaucoup d’intérêt! Il faut dire que rares sont les bateaux de passage dans les îles du Sud-Est des SAN BLAS.

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L’habitat traditionnel de la cellule familiale ne se compose que d’une seule grande pièce commune, sans cloisons et généralement sans fenêtres. Tandis que quelques-uns dorment dans des lits, la majorité se couche dans des hamacs. La cuisine se fait dans la hutte même, au feu de bois.

La société Kuna est essentiellement matriarcale, et la grand-mère est le centre de la famille.

Aussi, chaque village a son grand chef, lequel est assisté par des sous-chefs. Chef et sous-chefs s’occupent de sujets aussi variés que le partage de la terre, les querelles de famille, les mariages, etc.

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PLAYON CHICO

C’est dimanche et c’est la première journée de beau temps depuis huit jours; tous étaient donc très heureux de jouer dehors…

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PANAMA a été lourdement affecté par les pluies diluviennes du mois de décembre de telle sorte que l’état d’urgence a été décrété à travers le pays.

C’est incroyable l’eau qui y est tombée! Nous avons l’habitude de petites averses passagères, mais là ce sont des pluies diluviennes  18 heures par jour qui sont tombées pendant plus de 10 jours. L’eau qui arrive des rivières du continent est d’un brun “pesant”, des billots de bois sont à la dérive dans les rivières, autour du bateau, en pleine mer aussi.  La vigilance sur les cours d’eau est le mot d’ordre.

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Une île, un village, un peuple…

La vie coule douce dans les SAN BLAS!

vendredi 31 décembre 2010

ÊTRE AU BON ENDROIT AU BON MOMENT…

 

IL Y A DE CES MATINS-LÀ OÙ NOUS NE VOUDRIONS PAS ÊTRE AILLEURS!

J’ai choisi de publier, intégralement, le texte écrit par mon capitaine qui a su raconter cet évènement avec tant justesse et toute l’émotion qui accompagne un moment magique comme celui-là. Texte écrit à nos familles quelques heures après LA rencontre.

 30 novembre 2010

“Nous avons vécu quelques choses d'unique et vraiment grandiose ce matin.

Cette nuit, en navigation dans la noirceur de la nuit avec les éclairs au large, je me suis demandé pourquoi être ici plutôt que dans mes draps “Santé” au chaud au Québec. Faut vraiment être cinglés pour voyager en bateau sur des eaux inconnues, avec l'entretien que le bateau demande, les risques (billots sur l'eau, objets, la mer, les orages, les lieux inconnus, etc.). Puis j'ai pensé à notre journée à Isla Fuerte avec les contacts humains surréels;  si nous serions arrivés par avion, aurions-nous reçu cet accueil? Peu probable pour des gens qui vivent en collaboration avec la mer, qui comprennent possiblement mieux les sacrifices que ça demande pour arriver jusqu'à eux par la voie de la mer.

Puis ce matin, après avoir pêché un beau thon, nous avons vécu quelque chose de vraiment unique!

Au large des flacottis et d’une écume, je vois des baleines à bosses; j'appelle la famille, tout le monde est à observer la scène. Je prends cap sur les bouillons; on se rapproche juste à côté.

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Des milliers de petits poissons pris en chasse en guise du déjeuner  des baleines à bosses, des thons profitent du déjeuner également; ça saute de partout, des requins font des grands cercles autour du cirque. Vraiment incroyable d'être à quelques pieds de ces mammifères marins.

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Puis, un requin-baleine mesurant environ 15-20 pieds de long (oui oui un requin-baleine) vient si près de Myriam que je crois qu'il y aura collision; il vire sur lui-même à moins de 2 pieds de la coque  pour replonger sous Myriam, puis fini plus revu. Un moment fort... Nous en étions bien excités.”. Annie est à la caméra, les enfants en hystérie, c'est incroyable!

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Le requin-baleine est une espèce très peu connue, extrêmement rarissime; on ne connait pas son lieu de reproduction, ni l'âge de l'espèce, car c'est extrêmement rare qu'on peu en observer. Originaire des mers tropicales, il vit généralement dans les profondeurs des océans.  Annie a une vidéo extraordinaire de ce moment magique et une belle photo. Malheureusement ça passé très vite, mais quel moment!

On est vraiment choyé par la nature, c'est pour ça qu'on est cinglé pis qu'on est rendu à Panama et bientôt dans le Pacifique pour 4000 milles nautiques en mer avec seulement une brève escale aux Galápagos.

Difficile de décrire le moment avec les sauts des baleines à bosses, les requins autour à fleur d'eau et la visite du requin-baleine. Nous en sommes encore sur le gros nerfs; un mélange de peur (présence de requins autour de nous, les prouesses de baleines) et la chance d'être dans les rares personnes à avoir vu un requin- baleine.

Photo/Vidéo, nous voudrions tout faire. Le temps d’une photo, puis un petit bout de vidéo et il a disparu.”

 

En attendant notre vidéo… voici un un brin d’information trouvée sur Encarta.

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Bien qu’inoffensif pour l'homme, le requin-baleine est le plus grand requin et le plus gros poisson connu au monde (peut atteindre plus de 15 m de long et peser plus de 18 tonnes.) En dépit de leur taille impressionnante, les requins-baleines sont de paisibles mangeurs de plancton, qu'ils capturent en se déplaçant la gueule largement ouverte.

Gris-vert sur le dessus et blanc sur le dessous, il est de coloration plus foncée que la plupart des requins, mais son corps comporte des lignes verticales et des points blancs.

 

Nous serons un bon moment “l’adrénaline dans le tapis”, en état de grâce à réaliser ce qui est arrivé. Nous sommes conscients que c’est toute une chance qui nous ait donnée! MERCI LA MER! “

AUREVOIR COLOMBIE! (PHOTOS)

BARU (23-24 novembre 2010)

Après avoir quitté CARTAGÈNE et son ambiance animée, nous étions heureux de nous retrouver dans un endroit plus tranquille tel que BARU. L’endroit était tout désigné pour mettre à profit les talents de nos “Rois du Surf”.

043Malgré son aisance sur la planche de Wake-board, Guillaume se fixe de nouveaux défis; ces jours-ci, il s’affère à réussir un tour complet sur lui même. Lâche-pas Ti-lou!

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Et notre recrue Olivier apprend bien vite!

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Un sourire vaut mille mots!

 

SAN ROSARIO (18-19 octobre et 25 novembre 2010)

Notre activité vedette à SAN ROSARIO : visite de l’aquarium.

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Comme je l’ai déjà mentionné, nous ne sommes pas fervents des aquariums ayant déjà été échaudés, mais là, nous ne regrettons pas d’avoir osé!

Superbes installations extérieures; l’aménagement est parfait, allant de répliques en fibre de verre installées un peu partout, aux passerelles permettant de traverser d’un bassin à l’autre.

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Le spectacle de dauphins a ébloui petits et grands!

 

 

 

 

 

 

 

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Également, le moment où ils ont nourri les requins en a épaté plus d’un! Ils étaient tous excités à l’idée de prendre leur repas; dès qu’on leur a dit : calma! Ils se sont tous calmés. Et quand on leur a demandé de se présenter un à la fois sur la plate-forme, systématiquement, ils ont attendu qu’on les nomme avant de remonter.

Si vous avez la chance de visionner le documentaire “Requin en péril”, il permet d’en apprendre beaucoup sur cet  animal suscitant tant de peur chez l’être humain.

 

049Nous aimerions beaucoup en voir un comme celui-là à la cime des arbres lors d’une randonnée. D’ailleurs, nous en avons vu quelques-uns lors de nos randonnées dans la Sierre Nevada, mais nous étions beaucoup trop loin pour en apprécier les détails.  La COLOMBIE et le PANAMA sont deux pays habitants ces superbes toucans.

 

SAN BERNADO (26-27 novembre 2010)

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Une tige de bois pour le mat et un bout de tissu noir faisant office de voile; voilà tout pour rendre ces hommes heureux qui nous saluent d’un large sourire et continuent leur route!

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L’une des quatre maisons construites sur pilotis.

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ISLOTE, îlot à fleur d’eau contenant autant de maison que sa superficie peut le permettre. Ses habitants racontent que leurs ancêtres ont fui l’île voisine Tintipan infectée par les moustiques; ici ils sont tranquilles.

 

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Comme c’est samedi, les rues sont débordantes de vie; pendant que les enfants jouent au ballon, les grands jasent sur le cadre de porte.

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Un petit marché offre l’essentiel; pour le reste, ils vivent de la pêche. 2-3 fois par semaine, quelques habitants vont sur le continent en lanchas faire le plein de provision pour la totalité de la population. Ils vivent paisiblement comme une grande famille.

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Dès que nous quittons MYRIAM en zodiac, nous nous faisons pas mal brassés par la mer un peu agitée; ici, nous avons trouvé le calme dans les mangroves.

ISLA FUERTE (28-29 novembre 2010)

S’il est vrai qu’ISLA FUERTE comporte de beaux trésors naturels, plus encore s’y trouve la chaleur humaine d’un peuple accueillant et généreux!

 018Trois gigantesques arbres parsèment l’île :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Bonga (famille des Baobabs)

022El Tuntun; vous voyez son œil?

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Et l’arbre qui marche; arbro que camina (famille des Ficus). Ses lianes s’enracinent formant  à leur tour les branches.

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Nos deux guides de la journée : Luis et Tato qui étaient bien fiers lorsque nous leur avons remis cette photo imprimée.

Les enfants sont au cœur de cette richesse; ils sont nombreux et omniprésents.

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Femmes et enfants font le lavage.

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Corvée d’eau avec le sourire bien sûr!

 

 

 

 

 

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Si “cute” ce garçon avec son cerf-volant qui a lui-même fabriqué.

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Habiles à tous les âges!

 

 

 

 

 

 

 

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Nous avons eu le plaisir de rencontrer Sylvia, française d’origine, ayant adopté FUERTE il y a une vingtaine d’années. Elle y a trouvé mari, ont eu deux beaux enfants; lui est décédé, elle, est restée auprès de sa nouvelle famille. Quelle générosité cette femme! Sa cour est bondée d’enfants du voisinage. Et dès que nous arrivons, elle installe des chaises pour nous accueillir, prépare une orange aux garçons et ne veut pas que nous repartions. Nous ne sommes pas habitués à ça; instinctivement, nous avons peur de déranger. Nous jasons de nos vies quelques instants, elle nous parle de son amour pour son pays d’adoption. Elle nous montre son artisanat; nous achetons un bracelet fait à partir de noix de coco. Puis nous repartons forts remplis de cette rencontre bien inspirante!

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Notre dernier mouillage de la COLOMBIE; à l’image de ce pays et de son peuple  simple, accueillant, chaleureux et rempli de beauté qui gagne à être connue!

lundi 20 décembre 2010

JOYEUSES FÊTES!

Des îles des SAN BLAS, l'équipage de MYRIAM désire vous souhaiter, très chères familles et amis, et à vous tous qui prenez le temps de nous suivre à travers notre blog, de très JOYEUSES FÊTES! Nous vous souhaitons un très beau NOËL doux et blanc. Que cette période de festivités soit l'occasion de belles rencontres entre familles et amis. Prenez du temps pour vous et prenez le temps d'en profiter. Prenez le temps d'aller jouer dehors et surtout de bouger les pieds! Que l'année 2011 vous permettre plein de petites douceurs, disons une douceur par jour! Que SANTÉ, AMOUR ET PAIX soient au rendez-vous toute l'année. Quel que soit votre rêve, gardez-le bien vivant en vous!

Merci de nous encourager et de nous lire si attentivement.

NOUVELLES DE LA DERNIÈRE SEMAINE

Après la pluie vient le beau temps! Tel le dicton, après 10 jours de pluies torentielles, le beau temps est enfin revenu sur les SAN BLAS. Ce n'est pas tous les jours plein soleil, mais la pluie a tout de même cessé et nous mettons à profit chaque belle percée de soleil.

Nos quelques navigations nous ont menés au village de NARGANA ainsi que dans le superbe COCO BANDERO, puis avons fait un saut de puce à GREEN ISLAND. Les SAN BLAS ont beaucoup à offrir et nous nous amusons à les découvrir que ce soit en voilier ou lors de nos nombreuses ballades en zodiac. Et nous gardons les yeux bien ouverts afin de dénicher notre petit coin idéal nous permettant de faire notre party de NOËL en compagnie de 7-8 autres équipages québécois.

L'intérieur de MYRIAM a trouvé des airs de fête et la musique traditionnelle de NOËL joue fréquemment depuis une semaine. Il est certain que nous trouvons bien particulier de voir NOËL approcher sous la chaleur des tropiques, aux abords de plages et de palmiers.

Notre coup de coeur cette semaine va à COCO BANDERO où nous avons trouvé notre petit paradis familial; superbe baie située entre quatre îlots, nous pouvons nager jusqu'à la plage. Plusieurs fois par jour, les garçons ont pris plaisir à partir tous les deux à la nage jusqu'à l'un des îlots, puis de se retrouver dans leur petit monde, "entre frères" comme le dit Olivier à jouer et courir à leur guise. Des heures de plaisir pour eux et une belle qualité de vie pour tous. Les enfants ont gagné en autonomie et les parents aussi! Et toute la petite famille a enchaîné les baignades et les promenades sur la plage question de reprendre un peu le temps perdu.

Aussi, de belles photos sont à venir...

Sur ce, HEUREUX TEMPS DES FÊTES à vous tous!

L'équipage de MYRIAM
Ghislain, Annie, Guillaume & Olivier xxxx

vendredi 10 décembre 2010

LES SAN BLAS SOUS LA PLUIE...

DE PINOS À SNUG HARBOR EN PASSANT PAR ACHUTUPU

En théorie, la saison des pluies dans les SAN BLAS se termine vers fin novembre. Cette année, on dirait qu'elle a tendance à s'allonger un peu puisque nous sommes sous des pluies torrentielles depuis 5 jours consécutifs maintenant. Bien que nous avons très hâte de revoir le soleil, nous ne nous ennuyons pas! Une fois l'école terminée, les garçons occupent leur journée, principalement, à la construction de blocs Légo; il y en a partout du matin au soir! Également, nous écoutons plus de films et cuisinons beaucoup. C'est aussi l'occasion idéale pour sortir nos jeux de société ayant peu servis jusqu'à maintenant. Aussi, Ghislain en profite pour planifier davantage notre prochaine année dans le Pacifique. Bien sûr, un peu de repos est au programme. C'est la première fois que nous voyons tomber autant de pluie en autant de journées d'affilées! J'aurais bien assez d'eau pour faire du lavage en grande quantité, mais rien ne sècherait... D'ailleurs, comme il est impossible de nous garder toujours au sec, j'aime mieux étendre nos vêtements déjà mouillés à l'extérieur sous la pluie battante que de l'avoir à l'intérieur qui sent le petit coin-coin... Vous vous imaginez bien que dès qu'une accalmie de quelques minutes s'installe, nous nous précipitons dans le zodiac pour une petite ballade question de prendre un peu l'air. Il est évident que les enfants commençent à démontrer un trop plein d'énergie, mais cela se passe bien compte tenu du fait qu'ils ne bougent pas beaucoup ces temps-ci; il suffit de les tenir occupés! Le beau temps en sera que plus apprécié, nous qui prenions le soleil un peu pour acquis...

Même sous la pluie, nous apprécions le paysage qui nous entoure; ajoutez un rayon de soleil à ces petits îlots de cocotiers sertis de plages de sable doré et apparaît un vrai paradis!

Et la vie est bien faite! En effet, au départ de PINOS, nous sommes arrivés à ACHUTUPU et avons eu le temps de visiter le village avant que la pluie ne s'installe pour quelques jours. Un village encore une fois très chaleureux. Lors de notre ballade autour de l'île, les enfants nous envoient de grands signes de la main en guise de bonjour. Sur l'eau, les barques à voile (bâties à même un tronc d'arbre) circulent abondamment; des femmes viennent à nous pour nous offrir des Molas; nous sommes charmés! Lors de notre visite du village, je peux donner quelques morceaux de linge ne faisant plus à Olivier; ça semble faire plaisir. Un petit garçon, qui se montre déjà très chaleureux avec nos enfants, nous offre un si beau sourire lorsque je lui donne des chandails! La prise en photos des Kunas est encore une fois délicate voir refusée la plupart du temps; la patience vaut de l'OR!

Les journées suivantes se passent sous la pluie mêlée à de bonnes rafales de vent allant parfois jusqu'à 40 noeuds. Aussi, nous accueillons un homme complètement gelé et mouillé lorsque la pluie et le vent se mettent à tomber alors qu'il est au large avec sa barque. Quelques minutes après l'avoir installé dans le cockpit, réchauffé d'une serviette et d'une couverture, le cordage reliant sa barque à Myriam cède; il faut dire que les vagues sont impressionnantes. Nous surveillons de près notre ancrage, car ça ne fait que quelques minutes que nous sommes arrivés dans ce nouveau mouillage. Alors Ghislain se dépêche à descendre le zodiac à l'eau, puis nous nous empressons d'y remettre le moteur (car nous l'enlevons toujours en navigation). David, notre rescapé, surveille attentivement sa barque dériver. Dès qu'il y a une accalmie, Ghislain et lui partent en zodiac récupérer la barque. Le remorquage se fait assez difficilement de sorte que Ghislain décide de laisser, temporairement, la barque sur une plage non loin, puis revient avec David. Nous lui offrons soupe chaude et café. Aussitôt la pluie cessée, Ghislain ramène David dans son village en récupérant la barque à la dite plage. David est revenu le lendemain un peu avant l'heure du dîner pour nous inviter à aller rencontrer sa famille dans son village. Malheureusement, la pluie n'a jamais cessé et n'avons pas pu nous rendre chez lui.

Nous sommes maintenant dans la baie de SNUG HARBOR le temps de laisser passer cette dépression qui tent à être stationnaire au-dessus de nos têtes... Un front froid est aussi prévu dans quelques jours, alors à quand le retour du beau temps? Nous serons prêts, ça c'est certain!

À bientôt,
Annie et l'équipage de MYRIAM

dimanche 5 décembre 2010

ISLA PINOS; PREMIER CONTACT AVEC LE PEUPLE KUNA

Remis partiellement de nos émotions, c'est à PINOS que nous entâmons notre découverte des SAN BLAS. Située dans la partie Sud de cet archipel contenant quelques 350 îles et îlots, PINOS nous apparaît comme l'escale secrètement souhaitée; le paysage est vraiment "carte postale". Cette baie protégée sur tous les axes nous permet 4 belles journées de repos (elles aussi secrètement souhaitées...). Puis nous renouons avec les palmiers et les plages de sable blond. L'eau n'est pas encore très turquoise, mais les éléments présents compensent largement.

Aussitôt arrivés que nous mettons notre zodiac à l'eau prêts à partir à l'aventure. Les quatre explorateurs de MYRIAM ont leur premier contact avec le peuple des Kunas. Ici, nous sentons les gens très réservés; personne ne se jette sur nous à notre arrivée au village. Un gentilhomme qui parle anglais et espagnol nous amène rencontrer le chef du village, lequel nous donne l'autorisation de visiter son village moyennement des frais de 10$. Lorsque nous demandons si nous pourrons prendre des photos, on nous dit qu'il n'y a aucun problème pour photographier le village, mais on nous signale de ne pas photographier la population. Par contre, le chef du village a tenu à se faire photographier avec son fils en précisant qu'il aimerait qu'on lui imprime cette photo (je crois que cette pratique fait de plus en plus de chemin et plaît beaucoup; d'ailleurs, ça fait quelques unes que nous imprimons depuis la Colombie).

Le moment fort de notre après-midi fût lorsque nous avons demandé s'il était possible d'acheter des molas (étoffes de différentes couleurs découpées, cousues et superposées afin d'en former un motif présentant divers coloris). Les enfants couraient partout dans les rues pour avertir leur maman; lorsque nous avons levé les yeux, nous avons apperçu des dizaines de femmes en train d'installer leurs créations sur le sol. J'aurais bien aimé pouvoir saisir ces moments sur pellicules, mais ma demande a été refusée. Nous avons donc observé les oeuvres d'art maintes fois avant de faire notre choix; ça fait longtemps que nous savons que la mola sera un précieux souvenir; nous sommes rendus là! Ces femmes ont drôlement le sens des affaires! Bien entendu, toutes auraient aimé (et auraient eu besoin) d'en vendre une, mais nous devions faire un choix même si cela nous apparaissait déchirant. Notre gentilhomme nous a demandé d'écrire un petit mot dans son reccueil souvenir et nous sommes repartis au bateau fiers de nos découvertes.

Bien que certains Kunas parlent aussi l'espagnol, la langue d'usage est le Kuna. Nous avons appris quelques mots afin de faciliter notre intégration : il semble que "NUEDI" soit un bon passe-partout. En effet, cela veut dire à la fois Bonjour, merci, très beau, bon.

Les quatre jours suivants ont été bien tranquilles; les pêcheurs s'affèrent pas très loin de nous, ils nous saluent à chaque fois que nos regards se croisent. Nous vaquons à nos activités quotidiennes (école le matin, sieste après le dîner, constructions blocs Légo et Wake-Board en après-midi pour les garçons). La température oscille entre soleil, nuages et petites averses fines, mais rien pour nous empêcher de sauter à l'eau. Une escale qui fait du bien quoi!