mercredi 23 avril 2014

Les ANTILLES; un doux retour à la civilisation!

 

Les beautés de BARBUDA

 

Notre deuxième passage dans les Antilles a défilé dans une ambiance très décontractée!

Un temps pour chaque chose! Pour ce séjour-ci, nous n’avions pas envie de grandes virées à l’intérieur des îles, nous avons mis l’emphase sur l’école, le repos, la baignade, du bon temps à la plage et l’entretien de notre Myriam.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous redécouvrons la beauté des îles des Antilles à travers leur relief varié et beau pour les yeux! Par contre, nous sommes très surpris de retrouver des mouillages surabondés; ou bien nous n’avons plus l’habitude ou bien le domaine de la plaisance se porte très bien! Néanmois, nous sommes agréablement surpris de constater que plusieurs voiliers arborent le pavillon canadien, dont la majorité sont des québécois!

 

Montagne Pelée en MARTINIQUE

 

 

 

 

Les pitons de STE-LUCIE

 

 

 

 

 

 

 

 

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De belles navigations de quelques heures à une journée, portées par les alizés; il me semble savourer davantage ce séjour-ci, étant probablement plus dans un état de contemplation que d’adaption qu’il y a quatre ans. Les îles me semblent plus jolies et les navigations plus agréables.

 

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Naviguer à la vue des îles, croiser d’autres bateaux, avoir des voisins (et ils sont nombreux!), retrouver du lait frais, du pain carré et du Cheez Whiz, autant de phénomènes qui nous donnent l’impression de réintroduire la société; une douce transition entre notre vie de voyageurs isolés des dernières années et la vie-va-vite qui nous attend dans quelques semaines!

 

 

ON TRIPPE!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Que pouvais-je demander de mieux! Nager avec des dauphins… avec mes mousses en plus! Je CA-PO-TE!

 

 

Même si, à quelques reprises au cours de notre voyage, nous avons eu le privilège de nager avec les dauphins, c’est à tout coup féérique!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme le dit si bien Guillaume : “Je vous souhaite de vivre ça, à vous aussi, au moins une fois dans votre vie!

 

DE BEAUX PETITS COINS!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Îlot Morpion, Petit St-Vincent (GRENADINES); toujours aussi petit, toujours aussi mignon!

 

Plage de Grande-Anse, Deshaies (GUADELOUPE)

 

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Et Barbuda, notre coup de coeur des Antilles cette année! C’est là que nous y avons déniché les plus belles plages, les plus douces, les plus longues aussi, sans oublier une eau cristalline à souhait, sans compter le peu de civilisation qui lui confère une tranquillité rarissime. Barbuda, un endroit où tu ne veux plus en repartir!

 

Sur Myriam, toute la famille est unanime : “Les rencontres et le temps passé entre amis ont grandement embelli notre séjour aux Antilles!

 

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Luc et Aline (Oceana I); d’agréables moments à Grenade.

 

Lucie et Marc-Antoine (Dame Licorne); du très bon temps de qualité à Grande-Anse d’Arlet (Martinique).

 

Érika et Normand (Norm the Storm); des retrouvailles touchantes à Deshaies (Guadeloupe).

 

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Ghislain, Annie, Carole et Denis

 

 

 

 

La petite famille du voilier La Jeannoise avec qui nous avons partagé de très bons moments à Antigua et Barbuda. Une famille attachante et d’agréable compagnie! (Merci à La Jeannoise pour la photo ci-haut)

 

 

C’est formidable de voir nos mousses entourés d’amis!

 

 

 

 

Grosse partie de D.S.!

Olivier, Maxim-Emanuelle, Tristan et Guillaume

 

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Olivier a rapidement “adopté”  Maxim-Emanuelle!

 

 

 

 

 

 

Tristan et Guillaume saisissent toutes les occasions pour passer du temps ensemble!

 

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Guillaume, Olivier et Tristan

C’est pas compliqué, une fois l’école terminée, les enfants se retrouvent à la plage et ne reviennent au bateau que pour prendre une bouchée à la sauvette!

 

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Nos amis initient Guillaume au wake-board.

 

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Quelle joie de le voir sortir de l’eau et surfer!

 

 

 

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Olivier est heureux comme un ti-poisson lorsque Marie et Claude (Gulliver) lui prêtent leur kayak!

 

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On bouge les pieds à Barbuda! En compagnie des équipages québécois Jolie Julie, Gulliver, La Jeannoise et Ambika (famille allemande).

 

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La récréation est hallucinante!

 

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Et les couchers de soleil demeurent toujours un moment à ne pas manquer!

 

MERCI à nos amis pour ces retrouvailles très touchantes et les activités partagées; MERCI d’avoir parfois modifié votre plan de navigation pour croiser notre route. MERCI à nos nouveaux amis qui n’ont pas hésité à venir à notre rencontre, que ce soit sur un quai, à la plage ou directement sur Myriam. Vous avez su nous réchauffer le coeur en nous interpellant d’emblée par nos prénoms, nous connaissant à travers notre blog et laissant ainsi toute la place au partage d’expériences de vie et de voyage.

Également, nous tenons à mentionner les équipages suivants : Brigantin, Gobe Sous, Grand Style, Jo Na Lisa, Irish Mist V, Leeloo, Oceane, Panache IV, Prana, Seakite, Sweet Madame Blues et Vomo, avec qui nous avons partagé de bien beaux moments!

Au fil de toutes ces rencontres, nous avons revécu notre voyage à travers nos récits et nos anecdotes, réalisant toujours un peu plus la chance que nous nous sommes donnée!

 

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Soirée “Champagne” sur Myriam!

 

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Maintenant que nous avons fait le plein d’énergie en très bonne compagnie, nous sommes fins prêts à poursuivre notre migration vers le nord. Et avec la chaleur qui semble vouloir s’installer dans notre belle province, nous avons des papillons dans la quille, dans la tête et surtout dans le coeur à l’idée de rentrer!

Nous entâmons l’avant-dernière traversée de notre voyage qui nous mènera aux Bermudes, une navigation de 850 milles nautiques (environ une semaine) au départ de St-Martin.

À TRÈS BIENTÔT!

samedi 1 mars 2014

LA TERRE EST RONDE!

 

Nous avons tenté, en vain, de remonter la rivière Macareo dans le delta de l’Orenoque au Venezuela, afin d’aller à la rencontre du peuple warao, une tribu vivant comme leurs ancêtres, de chasse et de pêche. À l’embouchure de la rivière, nous nous sommes butés à des bancs de sable et n’avons  jamais été en mesure de trouver la chenal de la rivière. Forcer de renoncer à la rencontre des warao, nous filons directement sur Grenade et complétons ainsi notre tour du monde!

 

Une autre partie du rêve se réalise…

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Le rêve de notre capitaine, devenu celui de la famille à force de tant le souhaiter, s’est réalisé une journée avant de boucler notre tour du monde! Notre espadon est venu à nous!

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La fierté d’un équipage, heureux d’avoir ramené un Sailfish à bord!

 

 

 

La pêche a toujours amené beaucoup de joie et d’excitation à bord de Myriam; nous pouvons dire que la mer nous a bien souvent gâtés!

 

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MERCI LA MER!

 

Nous retrouvons les Antilles avec beaucoup d’émotions… de fierté et un brin de nostalgie, même si notre aventure n’est pas encore terminée!

Pour le mois à venir, de Grenade à St-Martin, nous naviguerons en terrain connu, la première fois depuis cinq ans!

 

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Des moments privilégiés plein la tête, nous accueillons ce temps de répit comme une belle douceur! Un mois à revisiter nos mouillages préférés, un mois à dormir à l’ancre, à cuisiner à l’ancre, à faire l’école à l’ancre… un beau luxe!

À bientôt!

 

(Les Myriam ont donné une entrevue au magazine québécois Moi & Cie; cet article paraîtra dans l’édition de mars 2014.)

mardi 18 février 2014

Les ÎLES du SALUT!

 

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Ara bleu

 

Les ÎLES DU SALUT forment un archipel de trois îles volcaniques situées  au large de la côte de la GUYANE FRANÇAISE (au nord de l’Amérique du Sud).

D’abord colonie Hollandaise, puis Portugaise, la GUYANE FRANÇAISE devient propriété de la France en 1817, puis officiellement département d’outre-mer français en 1946.

 

 

Vue sur l’Île du Diable depuis l’île Royale.

 

 

 

 

 

 

Cet archipel a été baptisé « LES ÎLES DU SALUT » par les survivants de la triste expédition de Kourou (1763-1765). L’expédition de Kourou c’est la déportation de 14 000 français, hommes et femmes, qui ont quitté leur patrie dans le but de venir coloniser la région de Kourou en GUYANE FRANÇAISE. Or, moins de deux ans après leur arrivée, Kourou ne comptait guère plus de 800 personnes, la maladie (paludisme) ayant décimé la population. Afin d’assurer leur survie, les survivants quittèrent la région pour venir se réfugier sur ces îles qui s’avérèrent leur salut!

(Aujourd’hui, Kourou est le site de lancement du Centre national d'études spatiales et c’est de là que décollent les fusées spatiales européennes Ariane, chargées de mettre en orbite des satellites géostationnaires.)

 

L’archipel des Îles du Salut comprend trois îles : l’île Royale, la plus grande (28ha), l’île Saint-Joseph (20ha) et la plus petite, l’île du Diable (14ha; ci-haut). Les deux premières îles sont accessibles aux touristes.

Les ÎLES DU SALUT ont abrité pendant près de 100 ans (1852-1947) le Bagne français avec le régime carcéral le plus dur.

À une époque, un paysan prit à voler un morceau de pain à un bourgeois des Grandes Seigneries,  lui valait un séjour au Bagne et aux travaux forcés, sans possibilité de retour en métropole.  La France a exilé ainsi 67 600 bagnards en GUYANE FRANÇAISE dans le but d’avoir de la main d’oeuvre à la colonisation des terres.

Était-ce  pour compenser l’abolition de l’esclavage…?

 

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Le climat dans la colonie pénitentiaire était  malsain.

Soumis aux travaux forcées, les  bagnards étaient constamment  exposés aux pluies abondantes ou à la chaleur excessive. L’espérance de vie d’un prisonnier était de moins de 6 mois…

 

 

 

 

Lettre d’Anthelme Girier, au commandant des îles du Salut (Centre des Archives d’Outre-mer) :

Commandant, pour échapper à vos tortures, j’ai résolu de mourir de faim (…). Cela (…) donnera une idée de ce que nous devons souffrir pour en arriver là (…). Je vous demande de me faire déferer pour me laisser mourir en paix à côté de mes rations de pain.

Après la 2e Grande Guerre, l’opinion Internationale déjà alertée avant la guerre, se fait insistante: la France est le dernier pays occidental à pratiquer ce genre de peine, que l’on compare aux camps nazis.

Ce qui aboutira en 1946, à la fermeture définitive du Bagne, mais les derniers détenus ne furent  renvoyés en France qu’en 1953.

 

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Paradoxalement, aujourd’hui, les îles revèrent un aspect se rapprochant  davantage du paradis!

 

 

 

 

 

 

 

 

Ara rouge (Ara macao)

 

D’abord, il y a cette végétation étonnament luxuriante qui s’offre à nous lorsque nous apercevons les îles au loin. Puis, dès que nous posons le pied à terre, s’offre à nous des petites îles, mais ô combien remplie de vie!

 

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Sapajou fauve

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une mère qui protège son petit.

 

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Le sapajou fauve sait se servir d’instruments. Ici, il utilise un bâton pour frapper contre l’écorce d’un arbre mort afin de faire sortir des insectes.

 

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Voyons voir s’il n’y a pas un petit quelque chose là dedans!

 

 

 

 

 

 

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Les surprises se succèdent de jour en jour et, à coup sûr, l’étonnement est au rendez-vous!

 

 

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Sapajou blanc

 

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume : “ Vite, vite, venez-voir, j’ai trouvé une nouvelle espèce de petits singes!

 

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Chaque journée est agréable et bien remplie!

 

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Agouti;

petit rongeur typique de l’Amazonie!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pros du camouflage!

 

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C’est époustoufflant de retrouver autant d’animaux sur un si petit territoire!

 

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Caïman jacaré

Le caïman jacaré se rencontre en Amérique du Sud, du centre du Brésil jusqu'à l'Argentine. À l'âge adulte, il mesure environ 2,5 mètres. Il se nourrit surtout de poissons, mais aussi d'oiseaux et de petits mammifères. Les perroquets, restez loin…

 

 

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Ha les perroquets! Symboles tant recherché des forêts tropicales. Nous les entendons, nous les cherchons, nous voulons les voir! Et lorsque leur plumage se dévoile à travers le feuillage, c’est l’exaltation!

 

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L’Amazone à front jaune

 

Aux premières loges…

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L'Ara macao vit dans les forêts tropicales d'Amérique du Sud et centrale. Comme beaucoup d’autres perroquets, il est devenu rare à l'état sauvage.

 

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Ara bleu

 

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Les aras font l'objet d'un commerce important doublé d'un trafic illégal non négligeable, qui, ajoutés à la destruction de leur habitat  ont conduit de nombreuses espèces au bord de l'extinction. Ce magnifique oiseau qui peut dépasser 90 cm de haut, vole entre le Panamá à l'Argentine.

 

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Ce qui s’annonçait un simple arrêt, le temps de prendre un peu de repos, s’est révélé une saudine de belle escale! L’endroit est tranquille, sécuritaire, la baignade est agréable, l’accès à terre est facile, les découvertes sont nombreuses et les enfants ont des amis (nous sommes toujours en compagnie du voilier Margie.).

 

Nous poursuivons notre migration vers le Nord!